Des traces des accidents de Tchernobyl et Fukushima dans les grottes de Han ?
Les Facultés polytechniques de Mons ont effectué leur premier carottage sur la stalagmite dite "de Proserpine", haute de 2 mètres, en février 2001. Les derniers prélèvements datent de janvier 2011. L'analyse de la structure interne, de la composition chimique et isotopique, et la comparaison avec les données historiques, ont permis de fournir de nombreuses informations sur le climat et l'environnement passé, mais aussi sur l'histoire de la grotte elle-même.

Premières visites en 1760
La croissance de cette stalagmite a débuté en 200 après JC. Grâce à la lamination régulière, la stalagmite peut être étudiée au fil des années, saison par saison. On sait par exemple que les premières visites de la grotte datent de 1760: de la paille de torche est engluée dans la stalagmite.
L'un des prochains objectifs des scientifiques qui travaillent sur place est de détecter dans la stalagmite des traces de l'accident nucléaire de Tchernobyl. Les mêmes analyses seront réalisées pour étudier un éventuel effet de la catastrophe de Fukushima.

Quatre compartiments géologiques distincts
Depuis 2004, les Facultés universitaires de Namur étudient, elles, les différents flux d'eau. Leur compréhension se base sur la nature des roches, les mesures de débit de la Lesse, le suivi des niveaux d'eau, des analyses chimiques et des essais de traçage. Ces différentes données ont, par exemple, mis en évidence l'existence de quatre compartiments géologiques distincts dans la grotte. On apprend aussi que les réserves aquifères de la Lesse sont limitées.
Les recherches spéléologiques ont également démontré que l'écoulement vertical entre la surface et une galerie profonde était très rapide (10 mètres par heure), ce qui prouve la grande vulnérabilité de la nappe d'eau souterraine en milieu karstique.
Sources:

