Des ossements découvert par des spéléologues
Drôle de découverte pour un groupe de spéléologues dimanche en fin journée. Habitués à venir dans le massif du Dévoluy, ils ne s’attendaient pas à trouver, au fond d’une cavité jusqu’alors inexplorée, une soixantaine d’ossements. Humains pour la plupart mais pas tous, selon des techniciens de l’identification criminelle.
« Nous avons creusé pendant une heure et nous avons ouvert une verticale de 12 mètres, raconte Jean-Marc Garcia, qui était sous terre lors de cette découverte. Nous l’avons descendue puis avons continué. On voulait trouver une autre verticale ».
Ce n’est pas une autre verticale qu’ils trouvent. Tout d’abord, ils tombent sur un fémur. Puis un morceau de bassin. « Puis on a découvert deux autres fémurs mais on voulait trouver un crâne pour être bien sûr que ce soit des os d’humains ».

Et ils continuent à chercher. À déplacer des pierres. Des blocs sous terre... Jusqu’à ce qu’ils le trouvent, ce crâne. Caché entre deux blocs. Un crâne bien conservé. Les spéléologues, qui sont affiliés à la fédération française de spéléologie, remontent le tout à la surface et préviennent immédiatement les gendarmes.
Hier, à la gendarmerie de Saint-Etienne-en-Dévoluy, un spécialiste s’affaire autour de la soixantaine d’ossements. « Il y a au moins deux personnes » constate-t-il en énumérant : « Un bassin ici, un crâne, deux omoplates là. Il y a au moins trois fémurs... » en écartant au fur et à mesure ce qu’il classe dans la catégorie “os d’animaux”.
Dans la cavité, nouvellement baptisée l’Arthimat : « Nous n’avons retrouvé aucun vêtement, aucun tissu, ils ne doivent pas dater d’hier ses os » confie Jean-Marc Garcia.
Il ne croyait sans doute pas si bien dire car selon les premières investigations, ces os dateraient... de la Préhistoire ! Cependant pour en être certain, il faudra attendre les résultats de l’institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, basée à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Résultats qui ne devraient pas être connus avant six mois.
Source: Le Dauphine

